Rosetta/Philae

Orbiter autour de la comète Churyumov-Gerasimenko afin de l’analyser, mais aussi larguer à sa surface un atterrisseur chargé d’étudier la composition de son sol, telle a été la mission de Rosetta au cours de l’année 2014. Objectif : mieux comprendre comment notre système solaire s'est formé.

En 2004, la sonde européenne Rosetta a quitté la Terre pour un voyage long de 10 ans. Sa destination ? La comète Churyumov-Gerasimenko, dont elle s’est approchée au cours de l’année 2014. Une fois à proximité de cette dernière, Rosetta a entamé ses observations en juillet 2014. Puis en novembre 2014, la sonde a largué Philae, un atterrisseur qui est venu se poser à la surface de la comète. La mission de Philae consiste à analyser la comète sous tous ses aspects : composition du sol, propriétés physiques, niveau d’activité…

Ces mesures, d'une durée de 18 mois au moins, permettront de mieux comprendre les processus qui ont mené à la formation du système solaire. En effet, les comètes se sont formées en même temps que le système solaire il y a 4,5 milliards d'années, bien avant les planètes. Leur étude est donc l'occasion de mieux comprendre la situation qui prévalait lorsque notre système solaire est né.

L’orbiteur et son atterrisseur

Pour réaliser toutes ces mesures, l’orbiteur et son atterrisseur embarqueront à eux deux pas moins de 21 instruments (11 instruments pour l’orbiteur, 10 pour l’atterrisseur). La mission Rosetta fait partie du programme Horizon 2000 de l'ESA (Agence Spatiale Européenne). La France et le CNES contribuent à cette mission à plusieurs égards. Concernant l’orbiteur, le CNES assure la maîtrise d’ouvrage de l’instrument CONSERT (Comet Nucleus Sounding Experiment by Radiowave Transmission) : ce radar de sondage, conçu par l'IPAG (Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble), le LATMOS (Laboratoire ATmosphères, Milieux, Observations Spatiales à Paris et Guyancourt) et le MPS (Institut Max-Planck de recherche sur le Système solaire, Allemagne), aura pour mission d'étudier la structure interne du noyau de la comète. Par ailleurs, Airbus Defence & Space Allemagne (ex EADS Astrium) est le maître d’œuvre de la réalisation de l'orbiteur. Quant à l’atterrisseur, le CNES a fourni les piles et batteries.

L’agence française est également responsable du SONC (Science operation & navigation center) et assure la maîtrise d'ouvrage du dispositif d'imagerie CIVA (Comet Infrared & Visible Analyser), développé par l’IAS (Institut d'Astrophysique Spatiale d'Orsay) et le LAM (Laboratoire d'Astrophysique de Marseille).